Éducation à l’Environnement et au Développement Durable

Informer, sensibiliser les citoyens pour favoriser leur participation à la vie du territoire, éduquer les jeunes et former les adultes tout au long de la vie…

Dossier Produire et consommer responsable

Publication : 1er octobre 2016

Thématique :
Consommation responsable
Voir aussi dans ce dossier :

Les enjeux

JPEG - 326.6 koAu lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, c’est la reconstruction. Les activités économiques reprennent. À partir de 1945, les Français vont vivre les « Trente Glorieuses » Après des années de pénurie, la société se trouve profondément bouleversée.
La reprise est fortement impulsée par les politiques gouvernementales qui jouent un rôle très important pour stimuler la consommation, ce qui entraîne la croissance et l’enrichissement du pays.
Celui-ci permet une hausse du niveau de vie de ménages. De plus en plus ceux-ci s’équipent d’appareils électroménagers qui facilitent la vie (réfrigérateurs, machine à laver…) et libèrent du temps. L’automobile n’est pas seulement un moyen de transport. Elle devient un vecteur d’évasion pour les familles. Elle est intimement liée à la mutation des politiques sociales et en particulier aux congés payés.
Une société d’abondance se met en place, la consommation est stimulée et stimule elle-même l’activité économique. L’amélioration des conditions de vie favorise les naissances. Le baby-boom témoigne d’une réussite tout en entretenant une demande forte et un cercle vertueux de développement.

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Cependant dès les années 70, des fissures se dessinent puis se creusent sur les parois de l’édifice…Le choc pétrolier nous apprend que la sacrosainte courbe de la consommation énergétique sans cesse en augmentation peut, ne pas suivre celle de la croissance. Elle peut se « décrocher », se démarquer, suivre un autre chemin… et comment ? En portant notre attention sur la manière dont nous consommons l’énergie, en nous interrogeant sur ses différentes formes, sur leur caractère fossile ou renouvelable, sur ses lieux de production, de transformation, sur son caractère fini ou infini… C’est grâce à ce choc que les sociétés occidentales non productrices d’hydrocarbures prennent conscience pour une courte durée de leur dépendance et donc de leur fragilité. D’autres conséquences issues de ce modèle sont beaucoup plus furtives et ce n’est qu’aujourd’hui que l’on réalise leur impact : l’industrialisation de l’agriculture a conduit à une érosion accélérée de la biodiversité cultivée : la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’alimentation ) estime que depuis un siècle, 75% de la diversité génétique des plantes cultivées a été perdue…

Quelles situations aujourd’hui se cachent derrière ce modèle de développement ? Quel est le prix à payer ? Quel est l’avenir de l’homme sur la planète ? La notion de développement issue des trente glorieuses est intimement liée au progrès, au mieux-être, mais elle s’est prise au piège de la croyance savamment distillée à savoir que pour augmenter, ou tout au moins maintenir, notre PIB, il fallait que les consommateurs consomment toujours plus afin que la clé de voûte de nos sociétés développées ne s’effondre pas. Or nous sommes dans un monde fini, dans un monde où produire et consommer en puisant sans discontinuer sur nos ressources primaires, fait que nous courons à notre propre perte.
Aujourd’hui de plus en plus de voix s’élèvent, pour la plupart citoyennes, pour infléchir ce modèle, bousculer ces croyances.

Tout un vivier de mouvements, de concepts, d’actions sont en marche visant à démontrer par le « faire » qu’il est possible de vivre d’une manière beaucoup plus sobre, et beaucoup plus conviviale tout en préservant l’environnement.

Biblio
  • Les limites à la croissance (dans un monde fini), par Donella et Dennis Meadows, Jorgen Randers - Rue de l’Echiquier, 2012, 425 p
  • Voici Le Temps Du Monde Fini Albert Jacquard Seuil 1991
  • Albert Jacquard > Réflexion pédagogique au congrès OCCE de Sarlat fédération nationale de l’office central de la Coopération à l’école www.acgrenoble.fr/occe26/peda/jacquard.
Le café suspendu, café en attente

En France le mouvement s’accélère : cafés à Grenoble, au Mans, à Paris, à Brest, baguette suspendue à Bordeaux, les restaurants emboîtent le pas : repas réservés à Mulhouse (60 restaurants partenaires).
Ce concept fait des émules, et chacun y va de sa créativité : places de théâtre, livres…

Un café suspendu, s’il vous plaît !
Le café « sospeso » est une tradition lointaine née à Naples, une tradition de partage et de solidarité.
Je prends un café et j’en paye un deuxième pour celui qui ne peut pas se l’offrir. Le cafetier l’inscrit sur une ardoise dédiée. Ainsi d’un seul coup d’œil celui qui entre peut savoir s’il y a un café en attente à sa disposition et le commande.
Ce don solidaire et anonyme séduit à travers le monde et se repend comme une traînée de poudre dans le monde. L’imagination est aujourd’hui galopante.

Les circuits courts alimentaires

Les circuits courts de proximité (CCP) sont des circuits de vente directe ou avec un seul intermédiaire, situés à une distance raisonnable du consommateur.
Il existe une grande diversité de circuits courts. La vente en circuits courts est très répandue chez les producteurs certifiés AB.
Les circuits courts connaissent un développement important ces dernières années, répondant à une demande du consommateur et soutenus par une volonté politique.

S’ils ont toujours existé, les circuits courts alimentaires connaissent depuis une dizaine d’années un nouvel essor, en raison d’un contexte en pleine évolution. Marginalisés avec le développement de la grande distribution à partir des années 1950, ils attirent de nouveaux consommateurs suite notamment aux différentes crises sanitaires qui engendrent une recherche de rapprochement avec le producteur. Plus nombreux quoique restant largement minoritaires, adoptant des formes sans cesse renouvelées, ils portent des enjeux tant économiques, sociaux, qu’identitaires et environnementaux.
Les circuits courts représenteraient 6 à 7 % des achats alimentaires en France (source CESE). S’ils se développent, à une échelle macro-économique on n’observe pas d’évolution sensible des quantités commercialisées par ce biais.
L’agriculture biologique est très présente dans ce mode de commercialisation, avec 30% des produits issus de l’agriculture biologique commercialisés en vente directe. Une partie significative des exploitations en circuits courts se revendiquent de pratiques proches de l’agriculture biologique (AB) sans rechercher la certification.

En moyenne, 19% des exploitations françaises pratiquent de la vente directe, avec de très grandes variations selon les secteurs et les régions :

  • très élevé en viticulture (jusqu’à 40% dans certaines régions) ;
  • important en fruits/légumes et viande bovine (entre 10 et 20 % des exploitations)
  • plus de vente directe dans les régions touristiques, à proximité des zones de forte densité de peuplement et présentant une grande diversité de production (Région parisienne, Rhône-Alpes, PACA, …)
    La commercialisation en circuits courts nécessite du temps, qui n’est pas consacré à la production elle-même. De fait, la commercialisation en circuit court concerne en général des exploitations de taille plus petite, plus diversifiées dans leur production et leurs circuits de distribution.

Les principaux circuits courts :

  • Vente directe sur les marchés : marchés de producteurs de pays (réservés aux producteurs « locaux »), marchés paysans, marchés polyvalents ou « plein vent ».
    Attention : on trouve également sur les marchés des revendeurs de produits achetés sur des plateformes régionales / nationales telles que Rungis.
  • Ventes directes à la ferme : paniers, cueillette, marché à la ferme…
  • Points de vente collectifs : regroupements de producteurs pour vente de produits sur un unique point de vente
  • Paniers et groupements d’achat :
    AMAP, Association pour le maintien d’une agriculture paysanne
    Une AMAP fonctionne sous forme de contrat entre un producteur (maraîcher), et un groupement de consommateurs, qui s’engagent à acheter une partie de sa production, pendant une période donnée. D’autres formes de paniers peuvent exister (commande ponctuelle…)
  • Restauration hors domicile (RHD) :
  • restauration collective : cantines, restaurants d’entreprise, faisant appel à des fournisseurs locaux pour partie
  • restauration traditionnelle
  • Vente en tournée, au domicile ou avec point relais de livraison (lieu de travail)
  • Autres circuits :
  • commerces de proximité (épicerie, boucher…)
  • grande distribution
  • vente à distance
SCOP Ethiquable
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Installée à FLEURANCE dans le Gers, ETHIQUABLE est une Société coopérative (SCOP) spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de produits alimentaires du commerce équitable dont la mission est double : d’une part, permettre aux producteurs du Sud d’accéder aux marchés du Nord et d’autre part, satisfaire les exigences des consommateurs du Nord en garantissant la provenance des produits et leurs conditions de production : respect des normes de qualité, respect de l’environnement et des droits économiques et sociaux des producteurs.
Créée en juillet 2003, Ethiquable a 11 ans d’existence et propose plus de 130 produits issus de 49 coopératives de 24 pays dans 3 500 points de vente en France. Tous leurs produits : Café, Thé, Chocolats, Jus de fruits, Confitures, Desserts de fruits, Sucres, Céréales, Apéritifs, Epices, sont labellisés équitables par Max Havelaar, ECOCERT ou Producteurs Paysans.
Les engagements d’Ethiquable vis-à-vis des producteurs vont au-delà des exigences des labels de commerce équitable : durée, lien direct, accompagnement des producteurs sur le terrain par une équipe d’agronomes avec l’appui d’ONG de développement comme agronomes et vétérinaires sans frontières.
L’entreprise qui est une SCOP ne peut être revendue à des investisseurs extérieurs, elle reste propriété de ses salariés, elle a de plus été agréée « entreprise solidaire », ce qui lui permet d’afficher des valeurs éthiques en interne.

Ethiquable a pour vocation de :

  • structurer des filières d’approvisionnement
  • développer des partenariats stables avec les organisations de producteurs du Sud
  • identifier des organisations de producteurs dont le savoir‐faire et les produits sont susceptibles d’être valorisés sur le marché français ;
  • Accompagner les organisations de producteurs dans un processus d’amélioration de la qualité ;
  • Commercialiser les produits de ces organisations aux conditions du commerce équitable.

Quelles tendances dans la production et la consommation responsable ?

Les observations des différents rapports sur ce sujet concordent : les évolutions et « les tendances de fond » se confirment traduisant une prise de conscience des Français vers « un équilibre entre enjeux environnementaux et aspects socioéconomiques liés à la production ».
Les chiffres de la consommation responsable , rapport 2013, préfacé par Elizabeth Laville cofondatrice de Graines de changements, qui titrait son éditorial par « La consommation responsable à l’épreuve de la crise », relève que certains leviers de la crise économique comme les circuits courts et la fabrication française bénéficient aujourd’hui d’un portage politique.
Dans les secteurs de l’alimentation, des transports, de l’énergie/habitat, des produits de consommation courante, de la finance, … de nouvelles pratiques sont à l’œuvre :
les consommateurs s’organisent pour inventer de nouveaux modes de consommation comme la consommation collaborative (location, troc, don, récupération de produits d’occasion, vente directe de particuliers à particuliers, échanges de services et de savoirs (non monétisés))…
Ces pratiques sont confirmées dans la dernière étude de mars 2014 d’Ethicity/Groupe Greenflex, intitulée « Révolution durable – 10 ans de transition vers de nouveaux modes de vie » .
Entre circuits courts, circuits de proximité, consommation de qualité (produits sains, de qualité, comme les produits biologiques), consommation éthique, épargne solidaire, consommation collaborative, (….) les pratiques responsables se confirment et traduisent un besoin de rapports humains dans la société.
Toujours selon cette étude, de nombreux consommateurs sont prêts à aller jusqu’à fabriquer eux-mêmes certains produits pour le plaisir de les fabriquer et d’accorder une 2nde vie au produit ; on parle alors d’autoproduction.

Bruno Léchevin, président de l’ADEME témoigne :« Les Français sont en quête de produits sains et simples, recherche de convivialité avec la consommation collaborative ou les services de mobilité partagés, autant d’attentes qui ne sont pas sans lien avec une consommation plus écologique.
Le secteur de la finance n’est pas en reste ; en 10 ans, l’évolution de l’investissement socialement responsable (ISR) a été multiplié par 34 : il est passé de 4.4 mds d’euros en cours en 2004 à 149 mds d’euros en 2012 (28% sont des investisseurs particuliers) – L’encours de l’épargne solidaire est passé de 309 millions d’euros en 2002 à 3.5 mds en 2012
– Source Novethic. »
Anne-Catherine Husson-Traoré, directrice de Novethic est optimiste sur l’avenir : « Quand vous savez quel est l’impact environnemental et social de votre Caddie, vous ne le remplissez pas forcément de la même manière. Nous faisons le pari que les consommateurs responsables souvent très informés chercheront à placer leur argent avec des garanties environnementales et sociales tout comme aujourd’hui ils veulent des cosmétiques bio et des voitures hybrides. »

La transformation vers une consommation responsable et petit à petit vers une production responsable est caractéristique de l’économie de la fonctionnalité* qui se développe également accordant une priorité à l’usage que l’on fait d’un produit et non plus à l’idée de le posséder. S’orienter progressivement vers une économie de la fonctionnalité, c’est aussi sortir du rêve ou du fantasme du produit possédé, objet de tous les désirs, sans cesse à renouveler. Un grand pas vers une nouvelle économie, caractéristique d’un développement durable.

Economie verte, de quoi parle-t-on ? L’économie verte correspond à une économie sobre et « décarbonée » qui émet peu de gaz à effet de serre, privilégiant les écotechnologies .
L’économie verte pense les productions en termes de cycle de vie, les transports sont raisonnés, les villes durables, les territoires réfléchis et gérés globalement selon un mode de développement durable.
L’économie verte protège et rétablit les services écosystémiques rendus par l’eau, les sols, la biodiversité ; elle évalue les effets des décisions sur les générations futures.

* économie visant à substituer à la vente d’un bien, la vente d’un service ou d’une solution intégrée remplissant les mêmes fonctions, voire des fonctions élargies, tout en consommant moins de ressources et d’énergie et en créant des externalités environnementales et sociales positives.

L’économie circulaire, c’est une petite « révolution », au sens de re-tourner.

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On renonce à l’économie actuelle qui est linéaire (extraire> fabriquer>consommer>jeter : d’un côté, on creuse un grand trou dans les ressources naturelles, de l’autre on le bouche avec nos déchets… en volume, c’est peut-être équilibré, mais à la fin, nos petits-enfants n’auront que les déchets !).

On (re-) met en place une économie qui n’a disparu que depuis peu et qui savait éco-nomiser ses ressources (les mots écologie et économie ont la même racine éco-, en grec oïkos, le logis, la maison).
Alors, parler d’économie circulaire dans un dossier d’EEDD, ça paraît évident ! Une économie intelligente et saine, qui a pour devise « produire et consommer responsable » (on devrait presque dire « produire responsable pour consommer de même ») ne peut que s’appuyer sur l’écologie, la notion d’écosystème : on doit englober dans le vocable l’espèce humaine au même titre que les autres.

Économie circulaire, économie verte, filières de la même eau, croissance idem, vous êtes perdus ? Et en plus l’écologie industrielle et la bio-économie ?
Suivez le fil, et plongez-vous dans les ressources et la biblio, mais surtout lisez les initiatives, les témoignages, locaux ou non, et les idées seront plus claires ; Et si les concepts restent confus, c’est aussi la rançon de l’enthousiasme et de l’envie de faire qui est visible partout.

Dans un écosystème, l’image du grand trou de ressources et du gros tas de déchets ne se voit pas, tout est consommé et recyclé en permanence : le cycle de l’eau, le cycle du carbone, le cycle de l’azote…
Alors, dans une économie circulaire, on revient à ce principe, on réduit les prélèvements (le grand trou), on réutilise, on répare (exit l’obsolescence programmée), et quand vraiment on ne peut plus, on recycle ; De nombreux schémas montrent ce principe en boucle (révisez un peu les lois de la thermodynamique, le soir au coin du feu, et le principe de Lavoisier !).

L’économie circulaire, une ré-volution, un changement complet de paradigme, une attitude « nouvelle » ou plutôt redécouverte.

L’écologie industrielle applique ce principe localement

Ici la règle c’est « pas de gâchis » ou encore « ne jette pas ton eau chaude j’ai une vaisselle à faire ou des serres à chauffer » . Ou plus encore que récupérer, c’est concevoir ensemble une « symbiose industrielle ».

L’exemple le plus connu, c’est Kalundborg au Danemark : Tout commence avec une raffinerie, une usine de production d’électricité au charbon, une fabrique de plaques de plâtre, une société pharmaceutique. Une raffinerie a besoin de grandes quantités d’eau pour le refroidissement. L’eau ne pouvait pas être prise dans le système classique. Il y a eu un accord entre la raffinerie et la collectivité pour la mise en place d’un système d’acheminement de l’eau d’un lac. L’usine de plâtre utilisait beaucoup d’énergie pour le chauffage du gypse et du plâtre, elle récupère désormais les excédents de gaz de la raffinerie pour le séchage. Eau, énergie, déchets : tout repose sur la proximité, des matières mais aussi des personnes, les entreprises se parlent, les idées sont venues spontanément dans un contexte de bon sens, simplement. Il y a maintenant une vingtaine d’entreprise sur le site de Kalundborg.

L’écologie industrielle
« Selon l’association Orée, on recense une quarantaine de démarches en France. La première est celle d’Ecopal, à Grande-Synthe, près de Dunkerque. Cette initiative créée en 2001 sensibilise les entreprises au concept d’écologie industrielle en proposant des actions concrètes et en mettant en œuvre des synergies. Elle compte aujourd’hui près de 480 adhérents, grandes entreprises, PME, associations ou particuliers et est devenue une référence pour les projets d’écologie industrielle français. L’initiative la plus récente est celle du Club d’Entreprises de Périgny (Charentes Maritimes), à travers le projet BIOTOP destiné à réduire les impacts environnementaux de la zone industrielle. Depuis 2010, plusieurs actions ont été engagées : l’étude des flux, l’identification et analyse et la mise en œuvre de synergies de mutualisation (collecte déchets : bois Palettes, DEEE, consommables informatiques) et de substitution (cartons, polystyrène, sacs à café, textile, PVC, pierre de taille). D’autres sont à l’étude (ombrières photovoltaïques, collecte déchets organiques méthanisables, valorisation de déchets comme les boues de curage des marais ou les huiles de friture…). A terme, BIOTOP ambitionne de déployer la démarche à l’ensemble des zones d’activités de la Communauté d’agglomération de La Rochelle. » Newsletter NOVETHIC

Les brèves

C’est quoi FReDD ?

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FReDD est un festival scientifique annuel, coorganisé par l’UVED (Université Virtuelle Environnement et Développement durable) et l’Université de Toulouse Jean Jaurès. Destiné à un large public, il associe à la présentation de documents audiovisuels abordant les thématiques du développement durable, des tables rondes et des conférences permettant de partager points de vue et expériences.

La 4e édition dont le thème était « Produire et consommer responsable » s’est achevée le 9 avril 2014 en primant le documentaire de Salvo Manzone « La crociera delle bucce di banana », « La croisière des peaux de banane » :
La protagoniste de ce documentaire est Aimée Carmoz, une vieille dame française, habitante de l’île de Stromboli qui se bat avec ses concitoyens pour séparer les biodéchets en vue de les composter sur place et d’éviter ainsi qu’ils ne soient acheminés sur le continent pour y être incinérés ! Cette écologiste dénonce cette aberration et se heurte à une administration plus soucieuse de toucher des subventions … que de remettre le système en question.
http://blogs.univ-tlse2.fr/fredd/

Adoptez des poules !
C’est ce que le Syndicat Intercommunal d’Enlèvement et d’Elimination des Ordures Ménagères (SIEEOM) de Grisolles-Verdun (82) a proposé aux habitants : réussite spectaculaire de l’action quelques mois après ! Le SIEEOM a reçu le prix de la collectivité responsable de Toulouse Business School en avril 2014.
http://www.touleco-green.fr/Grisoll...

Je te donne…
Pourquoi jeter des articles encore utiles qui traînent dans les placards ? Des réseaux de citoyens se mettent en place afin de donner ces objets encombrants qui peuvent servir à d’autres. Sans retour, sans contrepartie, ce pan de la consommation collaborative voit dans un objet son usage et non sa valeur commerciale.
http://fr.freecycle.org/

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>Récipro’cités, un réseau d’échanges de savoirs
« Apprendre une langue étrangère, la cuisine, le bricolage, faire de la mosaïque ou tout simplement changer un pneu, nous avons tous envie d’apprendre de nouvelles choses, comprendre, découvrir ou simplement s’initier à de nouvelles pratiques.
Sans le savoir, nous avons acquis, tout au long de notre vie des connaissances, des techniques pratiques, tout un ensemble de savoirs et de savoir-faire.
L’équipe de Récipro’cités organise des permanences à l’espace JOB, quartier des 7 deniers à Toulouse, 2 fois par mois, à partir du mois d’avril 2014. »
http://collectif-job.com/index.php/...