Éducation à l’Environnement et au Développement Durable

Informer, sensibiliser les citoyens pour favoriser leur participation à la vie du territoire, éduquer les jeunes et former les adultes tout au long de la vie…

Impacts des activités humaines sur la nature : « du jardin pollué à l’assiette »

Publication : 28 mai 2014

Thématique :
Pollutions (eau, air, sols)

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Témoignages des élèves du Lycée La Découverte à Decazeville

Le projet en quelques mots clés : métaux lourds, usines, pollution atmosphérique, dépollution, plomb, arsenic, cadmium, saturnismes

- Jardin pollué : Comment ? Par quoi ?
Par les rejets de fumées (pollution atmosphérique) contenant des métaux lourds issus des usines, entraînant une pollution des eaux, des sols et des jardins dans le bassin.
Héloïse MOULIN TST2S, Rémi DE LAET 2nd EE biotechnologies

- A l’assiette : Pourquoi ? Quels risques pour la santé ?
Si les sols sont pollués alors les légumes seront également pollués avant de finir dans notre assiette. Les plantes comestibles absorbent ces matières polluantes et ensuite nous les mangeons, cela nuit à notre santé. Les métaux lourds peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé, comme le saturnisme qui est une maladie due à la consommation du plomb en trop grande quantité. Ils peuvent aussi provoquer des cancers, des intoxications…
KENDELL Sioned, Rémi DE LAET et JOFFRE Adèle 2nd EE biotech, Héloïse MOULIN TST2S

La mise en scène théâtrale
La mise en scène théâtrale

La parole aux terminales - Charline MONTANT TST2S, Garcia Daphnée 1re STL

Vous participez au projet depuis 3 ans. Pourquoi avoir fait le choix d’une mise en scène théâtrale ? Quel message avez vous voulu faire passer ?
Une pièce de théâtre nous paraissait plus vivante pour aborder le sujet de la pollution. De plus la pièce était plutôt comique alors c’était plus distrayant pour les spectateurs. Le message que nous avons voulu faire passer : la pollution nous concerne tous, elle se trouve partout même dans nos aliments provenant de notre jardin, mais nous pouvons toujours résoudre cette pollution grâce aux plantes.


La parole aux premières - Gelli OTTO 1re STL, Rémi DE LAET 2nd EE biotech, Charline MONTANT TST2S

L’an dernier vous avez travaillé sur les techniques de dépollution. Quelles techniques de dépollution existe-t-il ? Laquelle vous semble la plus efficace pour dépolluer les jardins privés ?
Plusieurs techniques existent pour dépolluer la terre :

  • Biolixiviation par des micro-organismes comme les moisissures
  • Phytoextraction : par certaines plantes (la moutarde ou le soja). Les plants sont ensuite récupérés et transportés dans un centre spécial où ils seront brûlés et leur fumée filtrée. La phytoextraction semble efficace, mais demande du temps.

La parole aux secondes - LTG et Rémi DE LAET 2nd EE biotech

Cette année vous avez fait un atelier scientifique sur la corrosion des métaux et la dépollution des eaux avec des étudiants doctorants à l’INP. Pouvez-vous expliquer quel polluant avez vous mis en évidence ? Quels risques représente-t-il pour la santé ? Quelle technique peut-on utiliser pour dépolluer l’eau ? L’atelier scientifique et la rencontre vous ont-ils intéressés ?
Le polluant mis en évidence est le plomb, le risque pour la santé est d’être atteint par le saturnisme si on boit de l’eau contaminée. La technique que l’on peut utiliser pour dépolluer l’eau est de la filtrer à l’aide de charbon actif.
L’atelier scientifique et la rencontre avec les étudiants étaient intéressants : ils nous ont permis de mieux connaître le plomb et ses dangers pour la santé ; nous avons appris comment détecter et dépolluer l’eau contaminée… C’était très enrichissant.

Porteur du projet : Stéphanie MAS - stephanie.mas@ac-toulouse.fr
En savoir plus sur le projet

Regards croisés

Annie Vivies

Comment vous est venue l’idée d’initier le projet ? Que retirez-vous de cette expérience ?
"J’étais en dernière année de magistère Sciences Société au CNAM Midi Pyrénées et je devais produire un mémoire.
On ne peut parler de culture scientifique et technique sans parler de partage, de transfert et, un mémoire purement théorique ne correspondait pas à ce que je souhaitais faire. Mettre en évidence le patrimoine minier en Midi-Pyrénées m’intéressait parce que notre région est une région minière mais également une région meurtrie par l’abandon, les conséquences de l’exploitation, les pollutions. Avec qui partager mes travaux de l’année ? A qui pouvaient-ils être utiles ? Aux jeunes car ils ont l’avenir pour construire.
Cette expérience a été particulièrement enrichissante pour tous les participants et pour moi-même : l’éducation, le transfert du savoir sous forme de projet interactif brisent les barrières enseignants/lycéens/scientifiques/médiateurs scientifiques. Cette relation encourage à la continuité d’études, à la responsabilisation des élèves, à la prise de parole, à la confiance en soi. C’est convaincue que je continue ce type de projet sur une longue période tant au niveau de l’Association Pratics-Cnam qu’à l’Institut National Polytechnique de Toulouse où j’exerce des fonctions de chargée de médiations scientifiques."

Stéphanie Mas

Pourquoi vous êtes vous lancée dans l’aventure ? Que retirez-vous de cette expérience ?
« Le projet m’a tout de suite intéressée : enseignante en biotechnologie, je voulais monter un nouveau projet avec mes élèves et trouver des applications concrètes à mettre en œuvre au laboratoire. Cette expérience est allée au-delà de mes espérances. Les élèves se sont investis dans le projet, ont su être créatifs, en proposant des présentations originales. Nous avons réalisé un véritable travail collaboratif et vécu une sacrée aventure humaine. Cette expérience m’a également permis de mieux connaître le territoire sur lequel j’exerce ; la rencontre des acteurs locaux, des bénévoles de l’ASPIB*, la découverte des chantiers de dépollution… m’ont beaucoup apporté. »

*Approche Systémique pour appréhender les communautés de bioagresseurs : application à la Protection Intégrée du Blé